La fiche Google d'un artisan : le réglage qui change tout
Votre fiche Google Business Profile pèse plus lourd qu'un site internet sur une recherche locale, et elle est gratuite. Un seul champ décide de l'essentiel de votre position : la catégorie principale. Voici comment la choisir, puis les six réglages qui comptent ensuite.
Pourquoi la fiche passe avant le site
Quand quelqu'un tape « plombier Aubagne » sur son téléphone, Google affiche d'abord un bloc de trois entreprises avec une carte. Ce bloc s'appelle le pack local. Il occupe le premier écran. Les résultats classiques, ceux où votre site pourrait apparaître, arrivent en dessous, souvent après un défilement.
Ce bloc ne se remplit pas avec des sites internet. Il se remplit avec des fiches Google Business Profile. Sans fiche, vous n'êtes pas en course, quel que soit votre site.
C'est la raison pour laquelle nous disons à nos clients de créer leur fiche avant de nous payer quoi que ce soit. Cela prend une heure et cela ne coûte rien. Un artisan avec une fiche complète et sans site se fait trouver. L'inverse est beaucoup moins vrai.
La catégorie principale, le champ décisif
Google vous demande de choisir une catégorie principale dans une liste fermée. Ce champ est, d'après l'étude annuelle de Whitespark sur les facteurs de classement local, le premier facteur de position dans le pack local. Une catégorie mal choisie est symétriquement le premier facteur négatif.
La règle est contre-intuitive : choisissez la catégorie qui décrit ce que vous êtes, pas ce que vous savez faire.
| Votre métier | Catégorie principale | À éviter comme principale |
|---|---|---|
| Maçon | Entreprise de maçonnerie | Entrepreneur en bâtiment |
| Plombier | Plombier | Entreprise de rénovation |
| Chauffagiste | Entreprise de chauffage | Plombier |
| Électricien | Électricien | Entreprise de dépannage |
| Couvreur | Couvreur | Entreprise de BTP |
| Menuisier | Menuisier | Magasin de fenêtres |
| Carreleur | Carreleur | Entreprise de rénovation |
| Peintre | Peintre en bâtiment | Entreprise de décoration |
La colonne de droite contient des catégories tentantes parce qu'elles paraissent plus larges. Elles font perdre des places, parce qu'elles vous mettent en concurrence avec des entreprises générales sur des requêtes que vos clients ne tapent pas.
Un chauffagiste qui se déclare « Plombier » se retrouve classé face à tous les plombiers de sa ville, sur une requête où il n'est pas le meilleur candidat, et disparaît de « chauffagiste », où il aurait gagné.
Les catégories secondaires
Google autorise ensuite jusqu'à neuf catégories secondaires. En ajouter trois ou quatre donne le meilleur résultat d'après les mesures de BrightLocal. Au-delà, le signal se dilue.
Le chauffagiste de tout à l'heure prend donc « Entreprise de chauffage » en principale, puis « Plombier », « Entreprise de climatisation » et « Service de dépannage » en secondaires. Il couvre le champ sans se diluer.
Zone de service ou adresse visible
Google vous demande si les clients viennent chez vous. Pour la quasi-totalité des artisans du bâtiment, la réponse est non : vous allez chez eux.
Déclarez-vous en zone de service, sans adresse affichée. Vous saisissez votre adresse pour la vérification, puis vous la masquez et vous listez vos communes d'intervention.
L'adresse de votre domicile
Beaucoup d'artisans travaillent depuis chez eux. Afficher cette adresse publiquement n'apporte rien et vous expose. Le mode zone de service existe précisément pour ça.
Listez entre dix et vingt communes, pas plus. Une zone démesurée affaiblit le signal sans rien apporter, parce que la proximité entre le client qui cherche et vous reste de loin le premier critère de classement. Une étude de Search Atlas l'estime à 55 % de la variance des positions.
Cela veut dire quelque chose de concret : vous ne ressortez pas de la même façon selon l'endroit d'où votre client cherche. Un artisan installé dans le 11ᵉ arrondissement de Marseille sortira bien à Saint-Marcel et mal à L'Estaque, même avec une fiche parfaite. Aucun réglage ne corrige la distance.
Les six réglages suivants
Une fois la catégorie posée, ces six points se règlent en une heure et valent presque autant que tout le reste.
- Le nom exact de l'entreprise. Celui du Kbis, sans ajout. « Dupont Plomberie » et non « Dupont Plomberie Marseille Dépannage 24h ». Bourrer le nom de mots-clés est une infraction sanctionnée par la suspension de la fiche, et vos concurrents peuvent la signaler.
- Le téléphone et les horaires. Rigoureusement identiques à ceux de votre site et de vos annuaires. Une variation d'écriture suffit à diluer le signal.
- La description. 750 caractères. Écrivez ce que vous faites et où, en phrases normales. Google ne l'utilise pas pour le classement, mais un humain la lit avant d'appeler.
- Les prestations. Détaillez-les une par une. C'est le champ le plus négligé et l'un des plus utiles, parce qu'il permet de ressortir sur des requêtes précises comme « remplacement chauffe-eau ».
- Les photos. Dix au minimum, prises au téléphone, montrant des chantiers réels. Ajoutez-en régulièrement. Une fiche qui ne bouge plus perd du terrain.
- Le lien vers votre site. Vers la page d'accueil, ou vers la page de la prestation si vous en avez une par service.
Les erreurs qui coûtent des places
Quatre reviennent constamment.
Créer une deuxième fiche pour une deuxième ville. Une entreprise, une fiche. Les fiches en double sont détectées et supprimées, et elles emportent parfois l'originale.
Changer le nom pour y glisser une ville. Même mécanique que le bourrage de mots-clés, même sanction.
Laisser la fiche non vérifiée. Tant que le code postal n'est pas validé, la fiche existe sans peser. La vérification arrive par courrier, par téléphone ou par vidéo selon les cas.
Oublier Bing. Bing Places demande vingt minutes et alimente Copilot et une partie des réponses de ChatGPT, qui n'accède pas aux fiches Google. D'après le baromètre BrightLocal, une part importante des recherches locales passe désormais par un assistant. Rester absent de Bing revient à s'en couper.
Ce qui se passe après
Une fiche vérifiée et bien catégorisée met deux à six semaines à trouver sa place. Elle ne progresse ensuite que sur deux leviers : les avis, et les mentions cohérentes de votre entreprise ailleurs sur le web.
Les avis sont le sujet le plus important et le plus mal traité. Le seuil qui compte se situe autour de dix, et le rythme importe autant que le nombre.
Sur les chiffres cités
Les données de classement mentionnées ici viennent des études annuelles de Whitespark, Sterling Sky, BrightLocal et Search Atlas. Ce sont des mesures indépendantes, pas des chiffres publiés par Google. Google ne communique aucune pondération officielle.
Nous réglons votre fiche avec votre site ?
La configuration de la fiche Google est comprise dans nos trois formules, de 590 € à 1 490 € tout compris. Vous restez propriétaire de la fiche comme du site.
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